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Article: Été météorologique et été astronomique — la différence et comment ça affecte les agrumes

Verano meteorológico y verano astronómico — cuál es la diferencia y cómo afecta a los cítricos

Été météorologique et été astronomique — la différence et comment ça affecte les agrumes

L’été commence le 1er juin. Ou le 20-21 juin. Ça dépend à qui tu poses la question. Si tu demandes à un météorologue, l’été a commencé le 1er juin. Si tu demandes à un astronome, il ne commence qu’au solstice, autour du 20 ou 21 juin. Et si tu demandes à un agrumiculteur valencien, l’été c’est cette période où les orangers arrêtent de donner des fruits et commencent à préparer la récolte suivante sous un soleil qui fait fondre le goudron.

La distinction entre été météorologique et astronomique n’est pas un détail trivial. Elle a des implications réelles pour l’agriculture, la gestion de l’eau et la compréhension de ce qui arrive aux orangers pendant les mois les plus chauds.

Été météorologique — du 1er juin au 31 août

L’été météorologique se définit par convention : il couvre les trois mois les plus chauds de l’année dans l’hémisphère nord, soit juin, juillet et août. Les météorologues et climatologues utilisent cette définition parce qu’elle simplifie l’analyse statistique — des mois complets sont plus faciles à comparer que des périodes qui commencent et finissent à des dates variables.

Pour un agriculteur, cette définition est celle qui a le plus de sens. La chaleur n’attend pas le solstice pour arriver : à Valence, les températures maximales dépassent régulièrement les 30 °C dès début juin. Et les orangers le remarquent. Le stress thermique, la demande en eau et le risque de brûlure solaire sur les feuilles commencent bien avant que le calendrier astronomique dise que c’est l’été.

Été astronomique — du solstice à l’équinoxe

L’été astronomique commence au solstice d’été — entre le 20 et le 21 juin dans l’hémisphère nord — et se termine à l’équinoxe d’automne, autour du 22-23 septembre. Cette définition repose sur la position de la Terre par rapport au Soleil : le solstice marque le jour avec le plus d’heures de lumière, quand l’axe terrestre atteint son inclinaison maximale vers le Soleil.

C’est la définition qu’utilise le calendrier traditionnel et qui détermine les saisons officielles. Mais du point de vue agricole, elle pose problème : septembre à Valence, ce n’est pas l’été. C’est le mois où commencent les pluies d’automne, où les champs se préparent pour la nouvelle saison d’agrumes et où les températures nocturnes commencent à baisser — des conditions dont les orangers ont besoin pour que les fruits accumulent des sucres et développent leur couleur.

Ce qui arrive aux orangers en été

L’été — quelle que soit la définition — est une période critique pour les orangers de Valence. Ce n’est pas la saison de récolte (la campagne principale va de novembre à juin, selon les variétés), mais c’est le moment où les arbres réalisent des processus physiologiques fondamentaux pour la saison suivante.

En juin se produit la chute physiologique des fruits : l’arbre élimine les fruits qu’il ne peut pas nourrir et garde ceux qui atteindront le meilleur calibre et la meilleure qualité. En juillet et août, les fruits survivants grossissent et accumulent des acides. Et pendant tout l’été, l’arbre a besoin d’un arrosage constant — dans la huerta de Valence, les acequias travaillent à plein régime pour distribuer l’eau du Turia.

La chaleur extrême — canicules avec des températures au-dessus de 40 °C — peut provoquer des brûlures solaires sur les fruits, surtout ceux exposés au sud et à l’ouest. Les engrais verts aident à réguler la température du sol, mais contre une canicule prolongée, la gestion de l’irrigation est l’outil principal de l’agriculteur.

Le contraste thermique — pourquoi septembre compte autant

La transition entre l’été et l’automne est le moment le plus important pour la qualité du fruit. Les oranges ont besoin d’un contraste thermique entre le jour et la nuit pour développer leur couleur — la baisse nocturne de température active la dégradation de la chlorophylle et la synthèse de carotenöides qui donne à l’orange sa couleur caractéristique.

Si septembre reste très chaud — quelque chose de plus en plus fréquent à cause du changement climatique — les oranges mettent plus de temps à se colorer et peuvent arriver sur le marché avec la peau verte même si elles sont mûres à l’intérieur. Cela n’affecte ni le goût ni la qualité nutritionnelle, mais la perception du consommateur, qui associe vert à pas mûr.

Pour les agriculteurs qui envoient les fruits directement au consommateur, c’est en fait un avantage : on peut expliquer que la couleur de la peau ne détermine pas la maturité. Une orange verte en novembre peut être parfaitement mûre et plus sucrée qu’une orange colorée de supermarché qui a été déverdie à l’éthylène en chambre.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre été météorologique et astronomique ?

Le météorologique va du 1er juin au 31 août (les trois mois les plus chauds). L’astronomique va du solstice d’été (20-21 juin) à l’équinoxe d’automne (22-23 septembre). Pour l’agriculture, la définition météorologique est plus utile.

Récolte-t-on des oranges en été ?

La campagne principale va de novembre à juin. En été, les orangers sont en phase de croissance du fruit et de préparation de la récolte suivante. Certaines variétés tardives comme la Valencia Late peuvent être cueillies jusqu’en juillet.

Comment la chaleur extrême affecte-t-elle les orangers ?

Elle peut provoquer des brûlures solaires sur les fruits, augmenter le stress hydrique et réduire la qualité de la nouaison. Les engrais verts et une irrigation adéquate sont les principaux outils de gestion.

Pourquoi certaines oranges sont-elles vertes à l’extérieur mais mûres à l’intérieur ?

Parce que la couleur de la peau dépend du contraste thermique jour-nuit, pas de la maturité interne. Si les nuits de septembre-octobre sont chaudes, l’orange ne se colore pas mais peut être parfaitement mûre et sucrée.

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